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Temples de Bali :
lesquels valent vraiment le détour

Mis à jour en 2026 — par Chris, depuis Bali

»Temples

Bali compte plus de 10 000 temples. Evidemment, tu n’as pas besoin de tous les voir. Voici ceux qui m’ont vraiment frappé, ceux que je ne referais pas, et comment ne pas rater l’essentiel.

L’auteur

Chris — Entrepreneur français, installé à Bali depuis plusieurs années. Fondateur de l’agence de voyage 8 IN ASIA.

« Ce blog, c’est ce que je dis à mes amis quand ils me demandent comment préparer leur voyage. »

Tanah Lot : beau mais touristique

»Tanah

Tanah Lot est le temple le plus photographié de Bali — un temple hindou sur un rocher au milieu de l’océan, accessible à pied à marée basse. Le coucher de soleil derrière le temple est l’une des images emblématiques de l’île. C’est objectivement beau.

Ce que personne ne dit : Tanah Lot est entouré d’un complexe commercial de plusieurs hectares — boutiques de souvenirs, restaurants touristiques, parkings. Les abords du temple ressemblent à un parc d’attractions. L’accès au rocher lui-même est souvent bloqué ou payant selon la marée.

Mon conseil : si tu veux voir Tanah Lot, arrive 30 minutes avant le coucher du soleil et reste près du bord de mer à l’ouest du temple — la vue est meilleure et moins bondée. Si tu cherches des temples authentiques, cherche ailleurs.

L’insider tip : Le temple de Tanah Lot à 6h du matin — avant l’ouverture des boutiques et l’arrivée des cars de touristes — est une expérience radicalement différente. Les pêcheurs locaux sont sur la plage, l’atmosphère est calme, et le site reprend sa dignité spirituelle.

Uluwatu : le temple au bord de la falaise

»Uluwatu

Uluwatu est mon temple préféré à Bali. Il est perché sur une falaise de 70 mètres au bout de la péninsule de Bukit — la vue sur l’océan Indien est vertigineuse. Le temple lui-même est plus petit et plus sobre que Tanah Lot, mais son cadre est incomparablement dramatique.

Le kecak dance au coucher du soleil à Uluwatu est une performance traditionnelle balinaise — un chœur de 100 hommes autour d’un feu de coco, sans instruments, racontant le Ramayana. La mise en scène avec la falaise et le coucher de soleil en fond est saisissante. Les billets se vendent 150 000 à 200 000 IDR.

Attention aux singes d’Uluwatu — ils sont nombreux, malicieux, et organisés. Ils volent les lunettes, les téléphones, les casquettes. Range tout objet brillant avant d’entrer dans la zone. Si un singe te prend quelque chose, les gardiens du temple peuvent parfois négocier sa récupération contre de la nourriture.

Besakih : le temple mère de Bali

»Pura

Besakih est le plus grand complexe temple de Bali — 23 temples séparés sur les pentes du Gunung Agung. Le site est sacré et impressionnant : des centaines de mètres de cours et de portes dorées montant vers le volcan. En termes de scale et de signification spirituelle, c’est incomparable.

La visite de Besakih a une réputation compliquée pour les touristes. Des guides non officiels peuvent être très insistants dès le parking. L’entrée dans les sanctuaires les plus sacrés n’est pas autorisée aux non-hindous. La logistique peut frustrer si on n’est pas préparé.

Mon expérience : venir tôt le matin — avant 8h — avec un guide officiel réservé à l’avance ou via ton hébergement à Ubud. L’atmosphère est différente quand des familles balinaises viennent en pèlerinage et que la foule touristique n’est pas encore arrivée.

Temples de Bali — entrées et codes :

• Tanah Lot : 60 000 IDR
• Uluwatu : 50 000 IDR + kecak 150 000 IDR
• Besakih : env. 60 000 IDR + guide suggéré
• Sarong obligatoire : fourni ou louer sur place
• Règle : tenues couvrantes, silence dans les zones sacrées

Les temples autour d’Ubud

»Pura

Tirta Empul est le temple de purification à l’eau sacrée d’Ubud. Les sources d’eau jaillissent dans un bassin où des pèlerins hindous balinais pratiquent des rituels de purification. On peut — avec le bon sarong et la bonne attitude — participer à ces bains rituels. L’expérience est authentique et physiquement immersive.

Goa Gajah — la grotte de l’éléphant — est à 4 km d’Ubud. L’entrée de la grotte est sculptée dans un visage monstrueux qui avale le visiteur. À l’intérieur, une petite grotte de méditation. Les sources extérieures alimentent des fontaines rituelles. C’est petit mais d’une qualité sculpturale remarquable.

Gunung Kawi est un site de temples funéraires excavés dans la roche vive d’une gorge fluviale — des sanctuaires de 7 mètres de haut taillés directement dans la falaise. L’accès se fait par 315 marches dans la jungle. Un des sites les moins bondés et les plus beaux de la région d’Ubud.

L’insider tip : Tirta Empul un mardi ou mercredi matin — les jours de semaine hors week-end balinais. Tu verras les vrais pèlerins locaux en majorité, pas des files de touristes. Prends un sarong propre et non détrempé — le tien, pas celui loué à l’entrée.

Comment visiter les temples à Bali

»Sarong

Le sarong est obligatoire pour entrer dans tout temple balinais — un tissu enroulé autour de la taille. Si tu n’en as pas, la plupart des temples en louent ou en fournissent à l’entrée pour quelques milliers de rupiah. Un écharpe ou un paréo léger peut faire l’affaire.

Les règles à respecter : ne pas entrer dans les zones réservées aux prêtres ou aux cérémonies en cours, ne pas pointer les pieds vers les autels, ne pas photographier les croyants en prière sans leur accord implicite, et baisser la voix dans les zones intérieures.

Les cérémonies balinaises ont lieu à des dates précises du calendrier hindou-balinais. Si tu tombes sur une cérémonie, l’accès aux touristes peut être restreint — ou au contraire tu assisteras à quelque chose d’exceptionnel. C’est une question de chance et de calendrier.

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Questions fréquentes

Vos questions sur les temples de Bali

Non, les grands temples touristiques comme Tanah Lot et Uluwatu se visitent sans guide. Pour Besakih, un guide officiel est fortement recommandé pour naviguer le complexe et éviter les guides non officiels insistants. Pour Tirta Empul, un guide peut expliquer les rituels si tu veux participer.

Oui, si tu te montres respectueux et discret. Les cérémonies balinaises sont souvent ouvertes aux observateurs. Porter un sarong correct, ne pas gêner les participants, et ne pas photographier de façon intrusive sont les règles tacites. Certains temples te demanderont de rester dans une zone réservée aux visiteurs.

Uluwatu est le plus spectaculaire — temple sur falaise, coucher de soleil sur l’océan, kecak dance en prime. Tanah Lot est plus iconique photographiquement mais plus bondé. Si tu n’en fais qu’un, Uluwatu.

La plupart des temples touristiques sont ouverts aux visiteurs non-hindous dans leurs zones extérieures. Les sanctuaires intérieurs — où se tiennent les cérémonies actives — sont réservés aux croyants. Certains temples comme Besakih ont des zones clairement délimitées pour les visiteurs.

Les canang sari — petites panières en feuilles de palmier avec des fleurs et de l’encens — sont des offrandes quotidiennes aux dieux. Elles se trouvent devant les maisons, dans les temples, au bord des routes. Les piétiner est très impoli. Ce sont des actes dévotionnels ancrés dans la vie quotidienne balinaise.