⏱ 6 minutes de lecture

Les meilleurs mois pour découvrir Bali loin de la foule

Mis à jour en octobre 2026 – par Chris, depuis Bali

“On part quand à Bali ?” : c’est la question qu’on me pose souvent, avant même celle du budget ou de l’itinéraire. Et je réponds toujours la même chose : ça dépend de ce que vous êtes venus chercher.

L’auteur

Chris — Entrepreneur français, installé à Bali depuis plusieurs années. Fondateur de l’agence de voyage 8 IN ASIA.

« Ce blog, c’est ce que je dis à mes amis quand ils me demandent comment préparer leur voyage. »

Deux saisons et un entre-deux

Les rizières en eau à Bali.

Sur le papier, c’est simple, il y a deux saisons : la sèche et celle des pluies. La saison sèche va d’avril à octobre et la saison des pluies de novembre à mars. Dans les faits, c’est plus subtil. Les températures changent à peine (27 à 32 degrés toute l’année), l’eau reste chaude et il pleut rarement toute la journée en continu.

Ce qui change vraiment, c’est la lumière, la couleur des rizières et le monde autour de vous. Je regroupe l’année en 3 ambiances.

L’insider tip : Oubliez l’application météo de votre téléphone : elle annonce de la pluie toute la journée quand il n’y a qu’une averse d’une demi-heure. 

La saison verte : mars à juin

La saison verte à Bali.

C’est le moment où les paysages de l’île sont les plus beaux. Les pluies s’espacent, les rizières sont d’un vert presque irréel, et les sites ne sont pas remplis de touristes. Mai et juin sont un excellent compromis : le beau temps est installé et la foule de l’été n’est pas encore arrivée. En mars et début avril, il peut. y avoir quelques averses.

Pour qui : ceux qui veulent voir les rizières sous leur plus beau jour, visiter les temples et profiter d’une île calme. Où : Jatiluwih, Sidemen, la campagne autour d’Ubud.

L’insider tip : les cartes Revolut et Wise évitent les frais de conversion et appliquent le taux du marché, mais leurs retraits ne sont gratuits que jusqu’à un plafond mensuel qui dépend du forfait. Vérifie le tien avant de partir. Au-delà, elles peuvent coûter plus cher qu’une carte bancaire classique.

Les bureaux de change officiels

»Bureau

Pour changer du cash, choisis un bureau de change agréé par Bank Indonesia. Il affiche le logo PVA (Pedagang Valuta Asing, négociant en devises agréé), et te demande ton passeport ou une pièce d’identité avant de changer. Ce contrôle est un bon signe : les bureaux qui ne demandent rien sont à éviter.

Voici quelques adresses de confiance à Bali : PT Dirgahayu Valuta Prima (aussi appelé Bali Best Rate), Central Kuta Money Exchange et BMC (Bali Money Changer), présents dans les principales zones touristiques. Tu peux aussi changer en agence bancaire mais le taux est souvent moins avantageux.

Les bureaux sérieux affichent leur taux sur un tableau visible. Compare-le avec le taux du jour (XE, Wise) et méfie-toi d’un taux nettement meilleur que celui des grands noms : c’est presque toujours un piège.

Vérifie l’état de tes billets avant de partir. Les bureaux de change refusent les billets trop abîmés (déchirés, trop pliés, très usés). Emporte des billets propres et en bon état : un billet refusé, c’est de l’argent bloqué.

Le bon déroulé : 

  • Demande combien tu obtiens pour ton billet avant de le donner.
  • Compte les billets sur place, au guichet, en entier, avant de partir. Prend le temps de le faire correctement. Un bureau sérieux ne s’y oppose jamais.
  • Garde ton reçu.

L’insider tip : Change une petite somme à l’aéroport à ton arrivée (pour les imprévus du premier jour) et le reste dans un bureau agréé en ville, où le taux de change est meilleur.

Le paiement par carte à Bali

»Paiement

Les cartes Visa et Mastercard sont acceptées dans la grande majorité des restaurants touristiques, hôtels et boutiques de qualité. Le paiement sans contact fonctionne dans de nombreux établissements modernes.

Grab et Gojek acceptent la carte directement dans l’application, ce qui en fait le moyen le plus simple de te déplacer sans cash. En revanche, les warungs locaux, les marchés, les temples ainsi que les taxis et scooters de rue fonctionnent en cash uniquement. Garde toujours l’équivalent de 100 000 IDR (environ 5€) en petites coupures pour le parking, les pourboires, les toilettes ou les dons.

Dans les warungs et les commerces locaux, tu verras souvent un QR code rouge et blanc : c’est QRIS, le système de paiement local. Il est réservé en pratique aux e-wallets indonésiens, donc inutilisable avec la plupart des applis bancaires étrangères. Ne compte pas dessus.

Attention aux suppléments. Certains établissements ajoutent 2 à 3% de charges pour un paiement par carte. Ce n’est normalement pas autorisé par la réglementation, mais cela arrive souvent. Demande avant de payer : si un supplément est annoncé, tu peux refuser ou payer en cash. 

Si le terminal te propose de payer en euros, refuse et choisis toujours l’IDR : comme pour le retrait, la conversion effectuée sur place est moins avantageuse que celle de ta banque. 

L’insider tip : Apple Pay et Google Pay fonctionnent dans de nombreux endroits de l’île, mais les zones reculées ne les acceptent pas forcément. Ne compte pas uniquement sur ton téléphone : la batterie ou le réseau peuvent te lâcher au mauvais moment.

Combien emporter en cash

»Cash

Pour un séjour de deux semaines avec un budget moyen (70 à 100€ par jour), compte environ 35 à 55€ par jour en cash pour les repas locaux, les transports, les pourboires et les petites dépenses annexes (parking, souvenirs), soit 500 à 800€ au total (10 à 16 millions d’IDR). Cela suppose que ton hébergement et tes activités principales sont réglés à l’avance ou par carte.

Inutile d’emporter tout cet argent depuis la France : les ATM des grandes banques sont très répandus dans l’île. 

Ce que j’emporte depuis la France : 100 à 150€ en cash (euros ou dollars), pour les premiers jours et au cas où l’ATM poserait problème à l’arrivée. J’en change une petite partie à l’aéroport, le reste dans un bureau agréé en ville. 

Garde toujours une réserve de 200 000 à 300 000 IDR (10 à 15€) rangée à part dans ton hébergement. En cas de panne d’ATM ou de carte bloquée, tu n’es pas coincé. 

L’insider tip : Avant de partir, vérifie dans l’appli de ta banque que les paiements et retraits hors zone euro sont activés, et regarde ton plafond de retrait : il est souvent limité sur 7 ou 30 jours et peut être inférieur à ton besoin. Emporte aussi deux cartes de réseaux différents (Visa et Mastercard), rangées séparément.

Les erreurs classiques à éviter

»Erreurs

Ne change pas d’argent dans la rue, dans une boutique de souvenirs ou auprès de quelqu’un qui t’aborde. Le comptage truqué est fréquent : des billets disparaissent d’un tour de main pendant qu’on compte. Vérifie toujours le logo PVA de Bank Indonesia et la demande de pièce d’identité.

Ne te laisse pas attirer par un taux trop beau pour être vrai. Compare avec le taux du jour et méfie-toi d’un écart marqué par rapport aux grands noms.

Ne quitte pas le guichet sans avoir compté. Compte les billets sur place, entièrement, avant de partir. Un bureau sérieux ne s’y oppose jamais. 

Ne compte pas uniquement sur ta carte. Les pannes d’ATM arrivent, et parfois les distributeurs n’acceptent pas toutes les cartes. Une réserve de cash est indispensable.

Ne paie pas en euros ou en dollars quand on te le propose, que ce soit au terminal de paiement ou au distributeur. Le taux appliqué par les commerces est presque toujours défavorable. Paie toujours en IDR.

L’insider tip : Si ton ATM refuse ta carte, essaie une autre banque avant d’appeler ta banque française. Les refus sont souvent liés à la banque locale, pas à ta carte. BCA est généralement le plus fiable. 

L’itinéraire que je donne à mes amis

Voici l’itinéraire parfait pour 10 jours, selon moi, à Bali. Pas un circuit touristique, celui que je recommande vraiment à mes potes quand ils me le demandent.

Pour aller plus loin

À lire aussi

Questions fréquentes

Argent à Bali, ce qu’on me demande souvent

Oui dans les établissements touristiques, les hôtels et les restaurants modernes. Non dans les warungs, les marchés, les temples et les transports. Toujours avoir du cash IDR sur soi.

Les ATM BCA (Bank Central Asia) sont les plus fiables. Aussi : BNI et Mandiri. Évite les ATM de marques inconnues dans les boutiques — frais élevés et sécurité moindre.

Les dollars américains offrent généralement un taux de change légèrement meilleur. Les euros sont aussi très bien acceptés. Dans tous les cas, retire directement des IDR aux ATM locaux — c’est plus simple.

Entre 200 000 et 500 000 IDR (12–30€) en cash quotidien pour les dépenses courantes (nourriture locale, transport, petites entrées). Les grosses dépenses (hébergement, excursions) se règlent souvent par carte.

En ville est généralement mieux. L’aéroport pratique des taux légèrement moins favorables. Change juste ce qu’il te faut à l’aéroport (100–150€) et le reste dans un bureau officiel en ville.