Santé à Bali : vaccins, eau,
Bali belly — les vraies précautions
Mis à jour en 2026 — par Chris, depuis Bali
J’ai eu le Bali belly deux fois en plusieurs années. J’ai vu des amis rentrés en urgence à cause d’une blessure de surf infectée. La santé à Bali, ça se prépare — pas pour avoir peur, mais pour être tranquille.
L’auteur
Chris — Entrepreneur français, installé à Bali depuis plusieurs années. Fondateur de l’agence de voyage 8 IN ASIA.
« Ce blog, c’est ce que je dis à mes amis quand ils me demandent comment préparer leur voyage. »
Vaccins recommandés pour Bali
Consulte un médecin ou un centre de vaccination international au moins 6–8 semaines avant ton départ. Les vaccins généralement recommandés pour Bali : hépatite A (transmission alimentaire), typhoïde (eau et nourriture), hépatite B (si séjour long ou activités à risque), rage (si randonnées ou contact avec animaux — recommandé pour Ubud à cause des singes).
Le paludisme est présent en Indonésie mais le risque à Bali est considéré comme faible. Les grandes zones touristiques (Canggu, Ubud, Seminyak) ont un risque quasi nul. Si tu vas dans des zones reculées ou forêts denses, parle-en à ton médecin.
Les vaccins de base (DTP, rougeole) doivent être à jour avant tout voyage en Asie du Sud-Est. Vérifie ton carnet de santé.
L’insider tip : La rage via les singes d’Ubud est plus courante qu’on ne le croit. Les macaques d’Ubud Monkey Forest mordent et griffent les touristes régulièrement. Si tu prévois d’aller dans la forêt des singes, le vaccin antirabique est une vraie question à poser à ton médecin.
L’eau à Bali : la règle absolue
L’eau du robinet n’est pas potable à Bali. Jamais. Même les locaux la filtrent ou la font bouillir. Utilise exclusivement de l’eau en bouteille, des fontaines d’eau filtrée (les refill stations sont nombreuses à Canggu et Ubud), ou un filtre portable type LifeStraw ou Grayl.
Les glaçons dans les restaurants touristiques viennent généralement d’usines d’eau filtrée — le risque est faible. Dans les warungs de bord de route moins contrôlés, c’est plus incertain. Par précaution, évite les glaçons dans les endroits qui paraissent peu hygiéniques.
Les crudités et salades lavées à l’eau du robinet sont une autre source courante du Bali belly. Préfère les fruits pelés et les légumes cuits.
L’insider tip : Les stations de recharge d’eau filtrée (refill stations) facturent 5 000–10 000 IDR par litre — bien moins cher que les bouteilles individuelles et meilleur pour l’environnement. Il y en a partout à Canggu et Ubud.
Le Bali belly : ce que c’est vraiment
Le Bali belly est une gastro-entérite d’origine alimentaire ou hydrique. Symptômes : diarrhée aqueuse, nausées, douleurs abdominales, parfois fièvre légère. Ça touche environ 30–40% des voyageurs. Généralement bénin et guérissant en 2–5 jours.
Traitement de base : réhydratation orale (eau + sels minéraux), Imodium pour contrôler les diarrhées si besoin, repos. Si la fièvre dépasse 39°C, si le sang apparaît dans les selles ou si les symptômes durent plus de 5 jours — consulte un médecin. Ça peut signifier une infection bactérienne nécessitant des antibiotiques.
Pour l’éviter : mange dans des endroits avec du monde (rotation rapide des aliments), préfère les plats chauds et cuisinés minute, évite les buffets qui restent longtemps à température ambiante.
L’insider tip : J’emporte toujours du Smecta en poudre et des sachets de réhydratation orale. En cas de Bali belly, s’hydrater massivement est la priorité — la déshydratation sous les tropiques va plus vite qu’on ne l’imagine.
Dengue et moustiques
La dengue est présente à Bali et les cas augmentent chaque année, surtout en saison des pluies. Il n’y a pas de vaccin disponible pour tous les profils (le Dengvaxia nécessite une primo-infection). La seule prévention est la protection contre les piqûres.
Les moustiques tigres qui transmettent la dengue piquent surtout le matin et en fin d’après-midi (pas seulement la nuit comme les moustiques du paludisme). Applique un répulsif à DEET 20-30% le matin et en soirée. Porte des vêtements couvrants à ces heures.
Les symptômes de la dengue : forte fièvre brutale (39-41°C), douleurs musculaires et articulaires intenses, maux de tête derrière les yeux. Si tu suspectes une dengue, va dans une clinique — un test sanguin confirme le diagnostic en quelques heures.
L’insider tip : Le répulsif Manouka à base d’huile de Manuka est moins agressif que les DEET purs mais insuffisant dans les zones à haute densité de moustiques. Pour Bali, le DEET reste ma recommandation.
Hôpitaux et soins sur place
Pour les cas non urgents, les cliniques internationales (BIMC à Kuta et Nusa Dua, Siloam Hospital à Denpasar) ont des médecins anglophones et du matériel moderne. Consulter coûte 500 000–800 000 IDR (30–50€). Prévois une assurance voyage qui couvre les frais médicaux.
Pour les urgences graves ou les chirurgies complexes, Singapour ou Jakarta restent les meilleures destinations — une évacuation médicale peut être nécessaire. L’assurance voyage avec rapatriement est indispensable pour Bali.
Les hôpitaux publics indonésiens sont peu adaptés aux étrangers et peu équipés. Évite-les pour tout ce qui n’est pas une urgence absolue.
L’insider tip : BIMC Kuta est la meilleure option pour les urgences touristiques à Bali — disponible 24h/24, personnel anglophone, cartes étrangères acceptées. Garde leur numéro dans ton téléphone.
Pharmacies et médicaments locaux
Les pharmacies (Apotek en indonésien) sont nombreuses et vendent beaucoup de médicaments sans ordonnance : antihistaminiques, antipaludéens, antidouleurs, anti-infectieux. Kimia Farma est la chaîne la plus fiable.
Les médicaments sont vendus sous noms génériques ou marques locales. Paracetamol = Panadol ou Sanmol. Ibuprofène = Ibuprofen. Amoxicilline = Amoxsan. Les prix sont très bas comparés à la France.
Ce que tu ne trouveras pas facilement : médicaments spécifiques sous prescription française, certaines formes galéniques (patch, spray spécifique), homéopathie. Emporte ce dont tu as besoin régulièrement.
L’insider tip : L’Apotek Kimia Farma à Kuta et Denpasar est ouverte tard le soir et les vendeurs parlent un peu anglais. Tu peux leur montrer la boîte d’un médicament français — ils trouveront l’équivalent local.
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Via mon agence de voyage 8 IN ASIA, je construis des voyages sur mesure pour ceux qui veulent vivre Bali autrement. Pas des circuits. Des expériences.
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Questions fréquentes
Santé à Bali, ce qu’on me demande souvent
Aucun vaccin n’est obligatoire pour entrer en Indonésie (sauf fièvre jaune si tu viens d’un pays endémique). Mais les vaccins hépatite A, typhoïde et DTP sont fortement recommandés. Consulte un médecin au moins 6 semaines avant le départ.
Non. L’eau du robinet n’est jamais potable. Utilise exclusivement de l’eau en bouteille ou filtrée. Les stations de recharge (refill stations) sont la solution la plus économique et écologique.
C’est une gastro-entérite due à l’eau ou la nourriture contaminée. Pour l’éviter : eau en bouteille uniquement, fruits pelés, plats chauds cuisinés minute, éviter les buffets froids. En cas de symptômes : réhydratation, Imodium, repos. Si la fièvre dépasse 39°C — consulte un médecin.
Oui — la dengue est présente, surtout en saison des pluies. Utilise un répulsif à DEET 20-30%, particulièrement le matin et en soirée. Il n’existe pas de vaccin universel contre la dengue. Le paludisme est rare à Bali mais présent dans certaines zones reculées.
Une assurance voyage avec couverture médicale minimum 100 000€ et rapatriement inclus. Les assurances de carte bancaire premium (Visa Premier, World Elite) couvrent souvent bien mais vérifies les plafonds et exclusions (sports nautiques, scooter).