Comment se déplacer à Bali ?
Scooter, voiture, Grab
Mis à jour en 2026 — par Chris, depuis Bali
La question du transport est souvent celle qui stresse le plus les nouveaux arrivants. La réponse est simple, mais elle dépend de ton profil — et je vais être direct là-dessus.
L’auteur
Chris — Entrepreneur français, installé à Bali depuis plusieurs années. Fondateur de l’agence de voyage 8 IN ASIA.
« Ce blog, c’est ce que je dis à mes amis quand ils me demandent comment préparer leur voyage. »
Le scooter : la liberté totale
Si tu sais conduire un scooter, loues-en un. C’est le moyen de transport qui te donnera le plus de liberté à Bali. La location coûte entre 50 000 et 80 000 IDR par jour (3–5€). On peut aussi négocier à la semaine pour 250 000–400 000 IDR.
Les routes principales sont correctes. Les petites ruelles de Canggu ou d’Ubud sont parfois étroites mais praticables. Le GPS (Google Maps) fonctionne bien. Le carburant est disponible dans les stations officielles (Pertamina) ou dans les petites bouteilles vendues en bord de route, préfère les stations officielles pour la qualité.
Ce qui est dangereux : les chiens qui traversent soudainement, les nids-de-poule la nuit, la pluie sur les virages, et les touristes qui n’ont jamais conduit de scooter de leur vie qui prennent la même route que toi. Équipe-toi d’un casque décent.
Comment cela se passe au niveau de la légalité ? On ne va rien te demander lors de la location. Cependant, vis à vis de la loi et des assurances, tu dois être en règle (permis moto ou et international).
L’insider tip : Loue ton scooter chez un loueur local recommandé (pas dans la rue à l’arrache). Prends des photos du scooter avant et après location. Et assure-toi que ton assurance voyage couvre les accidents de deux-roues — beaucoup ne le font pas.
Grab et Gojek : l’alternative sans prise de risque
Grab et Gojek sont les équivalents d’Uber en Asie du Sud-Est. L’application fonctionne bien dans toutes les zones touristiques. Le prix est fixé à l’avance, il n’y a pas de négociation, et le chauffeur vient te chercher à ton adresse exacte. Tu peux l’utiliser même avec un numéro non indonésien.
Tarifs indicatifs : Canggu–Seminyak 25 000–35 000 IDR, Seminyak–Ubud 120 000–160 000 IDR, aéroport–Canggu 80 000–110 000 IDR. Les prix montent légèrement en période de forte demande (soirées, pluie).
Attention : dans certaines zones très touristiques, les chauffeurs Grab ne peuvent pas s’arrêter à cause des taxis locaux qui refusent la concurrence. Dans ce cas, il faut marcher jusqu’à une rue principale. C’est le cas à Kuta dans certaines parties de Seminyak/Canggu ou alors au port de Sanur.
Cependant il faut faire attention, les grab ne sont pas dispos dans les zones non touristiques, il faut prendre un chauffeur à la journée.
L’insider tip : Télécharge Grab avant d’arriver en Indonésie et configure-le avec ta carte internationale. Sur place, achète une carte SIM locale pour avoir de la data (ou e-sim) sans internet, ni Grab ni GPS ne fonctionnent.
La voiture de location et le chauffeur journalier
Pour une journée d’excursion (temples, rizières, cascades), le chauffeur journalier est le meilleur rapport qualité/prix. Compte 600 000 IDR min pour 8h (40€). Il connaît les routes, parle un peu anglais, et c’est lui qui gère la logistique. Trouve-le via recommandation ou groupe Facebook local.
La location de voiture sans chauffeur est vraiment peu recommandée. Les routes sont dangereuses, la conduite est à gauche et les règles inexsitantes.
Les routes vers Ubud, le Mont Batur ou Amed sont sinueuses et demandent de la concentration. Pour les destinations éloignées, le chauffeur journalier est vraiment la meilleure option.
L’insider tip : Négocie le prix avant de partir, pas à l’arrivée. Soyez clair sur les étapes prévues. Un chauffeur honnête te dira si une étape est irréaliste dans le temps imparti.
Bus, navettes et transports en commun
Le transport public local (bemo) est quasiment inutilisable pour les touristes, les lignes sont peu pratiques et les horaires inexistants. Les navettes touristiques (type Perama Tour ou Kura-Kura Bus) connectent les zones principales (aéroport, Kuta, Seminyak, Canggu, Ubud) pour 30 000–80 000 IDR mais personne ne les prend.
L’aéroport : les bonnes options
À la sortie de l’aéroport, tu vas être approché par des dizaines de chauffeurs qui proposent des taxis à tarifs fixes (150 000–250 000 IDR vers Kuta, 200 000–300 000 IDR vers Seminyak ou Canggu). C’est légèrement surchargé mais ça marche.
L’alternative moins chère : Grab. Le problème est que Grab ne peut pas accéder au terminal de départ, tu dois sortir du terminal, traverser le parking, et rejoindre la zone de prise en charge Grab (environ 200m à pied). Ça vaut les 50 000–80 000 IDR d’économie si tu n’as pas de gros bagages.
La troisième option : réserver un transfert privé à l’avance depuis ton hébergement (400 000–600 000 IDR). C’est pratique si tu arrives la nuit ou avec un groupe.
L’insider tip : Évite les taxis non officiels qui t’accoste dans la zone bagages. Passe par le comptoir officiel.
Ce que personne ne te dit sur la route à Bali
La règle informelle à Bali : la priorité va à celui qui est le plus gros. Un bus a priorité sur une voiture, une voiture sur un scooter. Ce n’est pas écrit dans le code de la route mais tout le monde le respecte.
La nuit, les routes sont moins éclairées et les nids-de-poule invisibles. Évite de conduire un scooter la nuit si tu ne connais pas les routes, surtout après la pluie.
Les embouteillages à Canggu (surtout le matin et le soir) et entre Seminyak et Kuta sont réels et peuvent durer 30 à 60 minutes pour quelques kilomètres. Prends-les en compte dans ta planification.
L’insider tip : Google Maps à Bali est étonnamment précis pour les temps de trajet en scooter. Mais il propose parfois des raccourcis par des petites ruelles qui ne sont pas vraiment praticables. Vérifie sur Maps la vue satellite avant d’emprunter un chemin inconnu.
Tu prépares un voyage à Bali ?
Via mon agence de voyage 8 IN ASIA, je construis des voyages sur mesure pour ceux qui veulent vivre Bali autrement. Pas des circuits. Des expériences.
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Questions fréquentes
Transport à Bali, ce qu’on me demande souvent
Techniquement oui — un permis de conduire international est requis pour les scooters et les voitures. En pratique, la police contrôle peu les touristes, mais en cas d’accident sans permis valide, ton assurance peut refuser de couvrir. Fais la démarche avant de partir (disponible en ligne via l’ANTS en France).
Le risque existe, surtout pour les non-habitués. Les accidents de scooter sont la principale cause d’hospitalisation des touristes à Bali. Si tu n’as jamais conduit de deux-roues, utilise Grab ou un chauffeur journalier — ce n’est pas le moment d’apprendre.
Dans toutes les zones touristiques (Canggu, Seminyak, Kuta, Ubud, Sanur, Nusa Dua). Dans les zones reculées ou le nord de Bali, la couverture est moindre. Il faut avoir de la data mobile pour que l’application fonctionne.
Entre 350 000 et 500 000 IDR pour 8h (22–30€), voiture et carburant inclus. C’est négociable directement avec le chauffeur. Évite les agences touristiques qui facturent 3 à 4 fois plus.
En taxi officiel : 200 000–250 000 IDR (12–15€). En Grab : 80 000–110 000 IDR (5–7€) si tu es prêt à marcher jusqu’à la zone de prise en charge. En transfert réservé à l’avance : 300 000–500 000 IDR selon le service.